lundi, janvier 09, 2006

Ce lundi je l'ai aimé

Je n'aime pas le lundi.
Mais ce lundi je l'ai aimé.
J'ai tout d'abord déjeuné avec Jean-Paul Dréau auteur compositeur de talent et Olivier Douce son éditeur et notre ami.
Des mecs comme Jean-Paul, y en a plus. Le moule est cassé…

Flashback :

Il y a deux ans je réécoute Elton John et je tombe sur "J'veux de la tendresse"
Toujours curieux et avide d'étendre mes connaissances je m'aperçois que c'est Dréau qui a écrit la chanson.

Curieusement, mon ami Olivier Douce m'appelle dans la même semaine pour me parler de Dréau et du fait qu'il s'était remis à écrire et qu'il aurait peut-être des chansons à proposer à Chimène. Je lui réponds que j'aimerai bien rencontrer Jean-Paul mais je sens une réticence.
"Tu sais Jean-Paul est un peu particulier.Il n'aime pas trop les gens de maison de disques".
Bien évidement cette réponse aiguise encore plus ma curiosité de rencontrer le compositeur du fameux "Coup de soleil" ou encore de l'album « Bulles » de Polnareff.
« Ok mais s'il est un peu bourru je t'aurais prévenu » me dit Olivier.
Notre premier déjeuner s'est passé à La Méditerranée, formidable restaurant de poisson situé place de l'Odéon. Le carpaccio de bar y est inégalable et la bouillabaisse ferait frémir de bonheur n'importe lequel de mes potes marseillais. Ce n'est pas pour rien que je leur ai donné rendez-vous dans cette endroit. La clappe fait partie de mes armes de séduction.
Je suis arrivé en premier au restaurant. Dix minutes plus tard, mon ami Olivier pénètre dans l'endroit avec un mec immense, le cheveu hirsute, l'air boudeur et des cernes à coté desquelles les miennes et celles de Bénicio del Toro font pale figure.
C'est donc lui le fameux Jean-Paul Dréau !
Le début du repas est assez froid, pour ne pas dire tendu. Mais je perçois une lueur d'espoir : l'oeil de Jean-paul s'allume lorsque je commande une bouteille de La doucette, ce fameux petit blanc qui donne du bonheur à chaque gorgées à tous les palais dignes de ce nom.
« Faut que je te dise Valéry, j'aime pas les mecs de maison de disque, aujourd'hui y'a que des trous du cul incultes qui ont plus le regard rivé sur leur chiffre d'affaire que sur les chansons. Des marketing man aux ordres de leurs chefs de Londres et de New-York. »
« Tu as raison, lui répondis-je à son grand étonnement, mais moi je suis un trou du cul qui a besoin de rencontrer les créatifs juste pour pouvoir frimer dans les dîners et dire que je les connais. »
Un partout balle au centre.
Puis je commence à lui poser des tas de questions sur son oeuvre, sa carrière en France, aux Etats-Unis .. à tel point qu'il s’étonne que je connaisse sa vie à ce point là.
« Comment sais tu tout cela sur moi ? »
« Parce que je suis un trou du cul renseigné !
»
A partir de cette réponse nous sommes devenus copains.
Jean-Paul a même signé 2 titres sur l'album de Chimène dont le premier single.
Je me souviendrais toujours la première fois que je lui ai fait écouter son titre "Je ne sais pas son nom" réalisé par Michel Amsellem. Nous étions dans ma bagnole, la sono à fond, son doigt suivait la voix de Chimène et à la fin du morceau, ce géant s'est mis à pleurer comme un enfant.

Retour à lundi.

Nous parlons boulot bien évidement, mais aussi de la vie de politique et enfin de trucs de garçons qui ne regardent pas les filles.

15H00
Retour au bureau ou je travaille sur des projets dont je vous parlerai plus tard.

21H30
J'arrive sur la péniche de Francis Kertekian producteur-éditeur-manageur de Rachid Taha, des Têtes Raides ou encore de Bruno Maman. C'est justement l'anniversaire de Bruno ce soir.
Francis est l'un des derniers seigneurs de ce métier. Vivant sur une magnifique péniche avec ses filles, ses gendres et ses petits-enfants mais aussi parfois certains de ses artistes. Lorsque Francis vous reçoit, avec son accent chantant, c'est toujours lui qui fait la cuisine. Ce soir le fumet des tendons de veaux à la tomate vient délicatement caresser mes narines, frigorifiées par le tour en scooter que je leur ai imposé.

Bruno Maman a à mon sens l'un des plus beaux disque du moment. Il suffit d'écouter « En faisant la route » pour résumer qui est Bruno: il dénonce des horreurs sans donner de leçons de morales à deux balles, avec sensibilité mais surtout efficacité. Il n'y a pas un jour ou je ne pense pas à ces petites filles d'Asie données en pâture à des gros dégueulasses.

Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cet artiste trouve son public. Un album pareil est un bijou, une toile de maître pour les oreilles.
De plus Alain Goraguer a fait les cordes alors qu'il n'avait plus travaillé depuis Gainsbourg!
Nous parlons de ses concerts mis en scène par Gilles Porte.

Un vrai moment de bonheur!

Puis nous décidons, poussés par les jeunes, de faire un poker. Nicolas avec qui je travaille depuis des années, et qui a eu la bonne idée de ramener Bruno chez AZ, n'a jamais joué au Texas Holden mais décide de s'attabler quand même. Il fait troisième à mon grand étonnement!

Je perds la finale contre Francis, mais c'est très bon signe quand même : le jeu est revenu à la veille de tournois importants auxquels je dois participer.

Pendant que nous jouons, René l'un des convives raconte à Sandra qu'il a tout laissé tomber pendant 3 ans pour aller suivre les baleines dans l'antarctique. Son récit me remplit de joie. J'ai l'impression que Cousteau est revenu avec nous.
Seul bémol, je flippe qu'elle veuille en adopter d'autres.
Nous avons déjà quatre baleines : Vito, Bounty, U2 et Pulpeuse, que je ne reconnaîtrais même pas si je les croise car nous ne les avons jamais vues mais de qui je reçois des nouvelles régulièrement en échange d'un beau chèque. Ma seule certitude c'est que ces quatre là ne finiront pas en bâtonnet de rouge à lèvre ce qui a comme avantage de rassurer ma femme.


02H00
Je rentre.

Bonne nuit.

6 Comments:

Anonymous Orée Geolac said...

Brunoooooooooooooooo !!!

C'est bien de dire du bien de lui !
Pour ma part c'est la seule première partie de Calogero que j'ai appréciée (faut dire que j'ai pas vu la Grande Sophie) !

Son album est super, il nous fait voyager, les airs sont sympas et les paroles faciles à retenir !!!

Bonne chance Bruno !
Bises
Orée
PS : Je me demande pourquoi Lara n'a pas rappliqué...

17 janvier, 2006  
Anonymous Nono said...

oui moi aussi...

17 janvier, 2006  
Blogger Greg said...

idem, j'ai bien aimé bruno maman sur scène, son univers, sa voix, ses textes.
Un artiste à voir et à revoir!

18 janvier, 2006  
Anonymous Anonyme said...

Avoir une (heu non 4) baleines comme animal dosmestique c'est pas banal :-)
la 5e vous l'appelerez comment ?

18 janvier, 2006  
Anonymous Grosdemouge said...

Bonjour

on s'est déjà parlé dans l'émisison de T Lecamp sur Europe 1. J'ai écouté votre podcast episode 3.

Vous avez bien raison à propos de Bruno Maman, c'est un mec bien, son album est génial et sur scène, c'est formidable.

On a parlé de lui sur www.m-la-music.net

cordialement

Jean-Marc Grosdemouge
www.m-la-music.net

22 janvier, 2006  
Anonymous K A M Y . said...

Mr Zeitoun,
Vous dites ne produire que très peu de rappeur...
En étant un moi même (dancefloor à l'américaine bien loing des clichés NTM JOEY STARR) je suis d'origine européenne, âgée de 21ans et doté d'un physique bien plus qu'agréable...Je vous propose donc mes services (sérieusement il y a un énorme buisness à faire, la concurrence est ridicule vu mon potentiel).
0623806199 Olivier.

05 février, 2006  

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