jeudi, avril 06, 2006

Retour au jeu

Dimanche dernier, de retour de week-end, alors que je déchargeais le coffre de ma voiture, un minot de 17 piges environ s'arrête près de moi et me lance :
- Eh m'sieur, comment tu t'es fait tauler au poker sur Paris Première, t'en as pas mis une dedans, z'y-vas, viens on en fait un avec mes potes, on te prend tout c'que t'as !

Et il a raison le p'tit, je me suis fait éclater à la télé, papa. C'est fou le nombre de gens qui regardent cette chaîne.

Mais ce qu'il ne sait pas le gamin, c'est que cette émission a été enregistrée il y a trois mois et que depuis, j'ai enchaîné les tournois et que j'en ai gagné un paquet. Le jeu est revenu avec le printemps. Même le PSG s'est remis à gagner ! Je ne m'étendrai pas sur le match de l'OL contre Milan… Quelle tristesse de lâcher à la 88ème minute.

Le nouvel album de Bérénice tourne sur ma platine. Je suis impatient de le bosser et de le faire découvrir. Il est excellent.

Voilà c'est tout pour cette fois. Je retourne à mon boulot avec un plaisir non dissimulé.

Gérard Darmon chez AZ !

J'ai toujours aimé Gérard Darmon. Il est dans la tradition des acteurs qui me font rêver. Une gueule, un jeu sûr et surtout cette voix grave, limite rocailleuse.

Nous nous sommes rencontrés à Marrackech par l'intermédiaire de Marc et Sarah Lavoine en décembre dernier. Après les banalités d'usage, nous avons commencé à parler musique et surtout d'une passion qui nous unit : le Rat Pack. Moi qui pensais être un spécialiste de la question, je suis un nourrisson en layette à coté de Gérard !

Il est intarissable sur le sujet. Une sorte de Petit Robert vivant de cette période qui me fait tant rêver. Je dois avouer que ce soir-là, j'ai eu envie de travailler avec lui mais je me suis bien gardé de le lui dire. Le lendemain, Marc m'a dit que Gérard m'avait apprécié notre discussion. J'étais ravi.

A la mi-janvier, je trouve un message sur mon répondeur :
- Salut, c'est Darmon, tu sais, le vieil acteur. Rappelle-moi, il faut que je te voie.
Rendez-vous pris au bureau un jeudi en fin d'après midi. Nous voilà autour d'un verre en train de parler de son avenir discographique. Que faire après un premier album qui n'a pas eu à mon humble avis le succès qu'il méritait… Peut-être parce que c'était un deuxième album, mais je ne suis pas là pour refaire l'histoire surtout celle que je n'ai pas contribué à écrire.

Nous évoquons plusieurs pistes mais il y en a une qui me plaît énormément. (Je ne peux malheureusement pas vous en parler puisque nous sommes en plein enregistrement et que tout cela est encore top secret.) A l'évocation de cette piste, Gérard reste étonnamment silencieux.Je me dit que j'ai peut-être merdé et que ma vision de sa carrière ne lui plaît pas du tout.
Il prend congé et je le raccompagne à l'ascenseur à 20H00.Tous le label est en train de boire un coup dans l'open space qui donne sur les ascenseurs. A son passage, je vois les yeux de mes collaborateurs briller. Gérard est extrêmement populaire même dans un milieu où nous avons l'habitude de travailler avec des personnalités. Je me permets de le présenter à l'équipe qui est aux anges. Il me demande ce qu'ils font encore au bureau à cette heure-ci. Je lui réponds que nous sommes en fin de semaine et qu'ils boivent un coup… Il me dit alors que ce label est incroyable. Je trouve cela somme toute normal mais ça a l'air de lui plaire.

Au bout d'une semaine sans nouvelles, Gérard me rappelle, me demandant 4mm de mon temps le jour même - ce que je n'ai pas manqué de trouver.
"J'ai maquetté ce que tu m'as demandé voilà", me dit-il en introduisant le CD dans mon lecteur. L'écoute me remplit de joie. C'est exactement ce que j'imaginais. Classe, tubesque, intelligent, à l'image de l'interprète. Nous nous sommes tout simplement tapé dans la main, ce qui a constitué une promesse de signer ensemble pour une nouvelle aventure. A l'ancienne.

Quinze jours plus tard et grâce à la collaboration de Philippe Abitbol, nous fêtions la signature de Gérard Darmon chez AZ.

Je ne peux rien dire sur ce disque aujourd'hui mais je peux vous promettre que nous prenons beaucoup de plaisir à travailler ensemble, ce qui présage d'un super album.

Grand Corps Malade

Je vois enfin le bout du tunnel. Je savais que le début de l'année serait dur pour AZ mais à ce point-là… Janvier, février et mars ont été plus que mauvais : nuls. Mais bon, dans ces cas-là, il faut faire le dos rond et surtout préparer l'avenir.

L'avenir, je m'en étais occupé avec Grand Corps Malade. A l'heure ou j'écris ces quelques lignes, l'album est entré directement 8ème au top mais aussi 1er sur Amazon. Les ventes de tickets pour les deux Cigale des 15 et 16 mai se passent très bien. Je suis tellement heureux pour Fabien. Il mérite ce succès. Je le regarde évoluer dans ce milieu si nouveau pour lui. Il est supérieurement intelligent, il va vite tout en gardant son calme et surtout sa générosité.

Très à l'aise avec les médias, Fabien a compris quelque chose de capital malgré son jeune âge : rester soi-même en toutes circonstances devant une caméra, un micro, un journaliste. Normalement il faut des années pour l'assimiler mais je crois qu'il l'a naturellement.
Le pari est énorme avec ce disque : ramener l'auditoire à écouter et non à entendre. Et ça marche, preuve que nous avons besoin d'aller vers l'autre, de le découvrir, d'écouter ce qu'il a à dire pour le plaisir.

Merci Fabien de me faire vivre ce bonheur de producteur.

Remerciements

Aujourd'hui, j'ai très envie de formuler des remerciements:

Tout d'abord, merci à monsieur Jérôme Laperruque pour son formidable papier dans le Chronic'art de ce mois-ci qui me descend sur trois colonnes. Quel honneur! Il écrit que je produis "des disques médiocres" et que j'écris "comme un caca". Je vous adore Monsieur Laperruque mais pas assez pour répondre à vos âneries et me justifier... Sachez toutefois que si j'écris comme un caca, je vous ai lu d'un derrière distrait. Vous voyez nous sommes faits pour nous entendre.

Merci aussi à proloman qui veut, je cite me "foutre un pavé dans la gueule". Quelle violence et surtout quel courage de le faire anonymement bien caché derrière un clavier! Vous êtes sûrement un homme impressionnant doté d'un cerveau à faire pâlir Hubert Reeves.

Merci encore à ce salarié d'Universal dont le pseudo est "vsoleil" d'expliquer sur le forum d'Audio Fanzine que chez Universal, "il n'y a pas que des Pascal Nègre et des Valéry Zeitoun" il y a aussi des gens qui font leur métier honnêtement et qu'en fait, les salariés d'Universal "aiment la bonne musique et détestent Florent Pagny"… Mon cher vsoleil, quand on travaille pour une boite comme celle-là, on ne se justifie jamais. On en est fier et on le revendique. Je ne saurais jamais qui vous êtes car ce n'est pas le courage qui a l'air de vous étouffer mais j'espère qu'un jour, vous pourrez m'expliquer, de manière anonyme bien sûr, en quoi j'exerce mon métier de façon malhonnête. Enfin si vous travaillez pour Universal et que vous détestez Pascal Nègre à ce point, vous devez être bien malheureux ! Essayez de vivre en phase avec vos opinions et de travailler avec des gens que vous appréciez, vous verrez, on se sent beaucoup mieux. De plus, sachez mon p'tit gars, que chez AZ, on adore Florent Pagny.

Merci aussi à cette personne d'écrire sur le forum de France 5 que j'aime les films noirs parce que mes parents m'ont appelé Valéry et qu'il faut que je m'affirme en tant qu'homme. Madame ou monsieur, je vous félicite de cette analyse psychologique de haut niveau. Faites tout de même gaffe que Freud ne se retourne pas dans son caveau…

Devant tant de conneries je ne peux que m'incliner!

Merci enfin aux membres du blog Bar. Je vous envie car je suis à la diète en ce moment : cela fait plus de 10 jours que je n'ai pas touché une goutte ! Justerini et Brooks me font la gueule sévère! Mais mon doc m'a conseillé de lever un peu le pied… J'ai du mal à tenir la cadence ces derniers temps mais cela ne veut pas dire que je ne prend plus de plaisir à écrire (comme un caca !) bien au contraire. Je continuerai à partager mes émotions avec ceux qui le veulent bien.

Voilà pour les remerciements du jour.

lundi, mars 20, 2006

Que d'émotions

Cela fait plus d'un mois que je n'ai pas écrit car je n'en avais pas du tout envie et qu'il faut que je sois en phase avec mes ambitions ce qui pour moi est le luxe suprême: Ne faire que ce que j'ai envie. Pas facile mais j' y arrive assez bien.

Depuis quinze jours ça bouge au Panthéon. Les étudiants sont dans la rue, occupent la Sorbonne et m’obligent à faire un détour pour aller travailler. Certains m'ont traité de sale capitaliste lorsque je les ai croisé à bord de ma Chrysler de rêve qui m'a coûté plus de quinze ans de boulot acharné sans regarder ma montre, sans penser à la précarité ni à la retraite. Il faut dire que je viens d'une famille de travailleurs acharnés. J'ai toujours vu mon père et mon grand père travailler y compris les week-ends et les jours fériés. Le travail est donc une de mes valeurs refuge. Alors quand ces petits trous du cul me traitent de sale capitaliste ça me fait doucement rigoler. Tout ce que j'ai aujourd'hui, je me suis battu pour l'avoir. Et c'est pas fini…

On défile contre la précarité...mais la vie est précaire Papa! Moi aussi j'aurais adoré ne rien foutre et être sur d'avoir un super boulot, un super salaire, 3 mois de congés payés, une nana sublime et intelligente qui bosse, qui fait bien la clappe et qui n'a jamais la migraine quand il faut passer à la casserole, un super appart et ma frime dans les magazines people. Mais le seul secret pour tout ça c'est le boulot.

Les seuls qui m'ont fait marrer pour une fois parce que d'habitude ils me font pleurer sont les CGTistes qui ont collés un auto collant au cul de ma bagnole "Allons de l'avant avec la CGT". J'ai découvert l'autocollant lorsque le portier du Plazza m'a gentiment demandé si je n'étais pas de la famille Doumeng.. Bon à part çà qu'est ce qui s'est passé depuis un mois? Pleins de trucs que j'ai aimés. Tout d’abord, il y a eu la fête de mes quarante piges...

Vendredi 03 Mars

Cela fait plusieurs jours que je ne vois plus ma femme. Elle s'affaire à une surprise de taille. après Bugs Bunny et ses amis, Valéry Zeitoun et ses amis. Sandra m'a laissé un message mystérieux sur la commode: rendez vous ce soir à 22H30 au cirque junior Phœnix du Jardin d'acclimatation. Sois beau et n'arrive pas bourré s'il te plait. Cette dernière recommandation m'inquiète un peu. Pas d'apéro un Vendredi soir c'est hard mais enfin je me plie à cette exigence avec plaisir. 22H45 Un voiturier prend soin de mon carrosse "Bonsoir Monsieur Zeitoun et bon anniversaire. Veuillez suivre le tapis rouge qui vous conduira directement à la soirée V.Z.40. Bonne soirée Monsieur".

J'aime bien ce gars là. Je m'exécute et suis à travers le Jardin d’acclimatation un tapis rouge bordé de bougies de chaque côté qui me mène jusqu'"au cirque. Je me gèle un peu les burnes dans mon costard Dior noir brillant qui ne sort que pour les grandes occases. Il faut dire que je n'ai qu'une chemise blanche en dessous et pas de calle butte. En effet depuis que j'ai décidé de ne plus en porter ma vie a changé. Certains de mes potes me disent que l'ennui c'est d'avoir des sacoches de postier à 50 piges mais je m'en fout. N'étant pas un adepte du naturisme, le public sensé les voir est plutôt restreint et surtout compréhensif et passionné alors... C'est donc un peu gelé que je pénètre dans le cirque et là la chaleur humaine me réchauffe le coeur d'abord puis le corps ensuite. 350 personnes : je ne savais pas que je connaissais et appréciais autant de monde. Amis d'enfances, amis tout court, relations, copains, famille, artistes… j'hallucine. Ma femme apparaît belle à crever : "bonsoir mon amour et bon anniversaire". Ma gorge se noue et mes yeux s'embuent. Quelle surprise. Je ne sais pas par où commencer. 700 bises plus tard Sandra m'annonce que je ne suis pas au bout de mes surprises.

Elle m'entraîne au milieu du cirque ou un fauteuil est installé devant un écran face à tous les convives tandis que deux écrans géants trônent à 5 mètres du sol dans mon dos. On dit parfois que lorsque que l'on meurt toute notre vie défile en trente secondes avant d'y passer. Et bien là c'est le film de ma vie en 60 minutes qui va défiler sur les écrans sous la forme d'un Hollywood stories et d'un Paris dernière détournés pour l'occasion. Tous le monde a participé à cette énorme surprise qui se trame depuis des mois. Mon enfance, mon adolescence, toute ma vie racontée très sérieusement par mon père d'un côté et complètement loufoque par Frédéric Beigbeder de l'autre. Les puissantes lumières m'empêchent de voir mes convives mais j'entends leurs rires et leurs applaudissements. Ca me touche. Je vois Sandra sur le côté qui me sourit, je lui fais signe qu'elle est complètement folle… Le film est drôle tendre il me bouleverse…Je ne peux m'empêcher de laisser couler quelques larmes sur mes joues lorsqu'Aléxia Laroche Joubert évoque mon ami Yann tragiquement disparu dans un accident de moto. Fin de la diffusion. Je ne sais quoi dire. Je suis complètement K.O. à jeun et sobre.

Sandra entraîne tout le monde dehors par moins 10. Viens voir ton cadeau il ne rentre pas dans le cirque. Une chose est sûre c'est que ce n'est pas un éléphant - c'est con j'adore les éléphants - je me serais bien vu faire pisser mon éléphant au petit matin en bas de mon immeuble. Les proprios de clébards en tous genres fuiraient à grandes enjambées et il y aurait moins de cacas de chiens. Me voilà dehors comprenant à peine ce qu'il m arrive. Et là apparaît une sublime Mercedes Pagode de 1970...un des cabriolets qui me fait rêver depuis si longtemps. Ils sont fous. je ne réalise pas que cette merveille m'appartient. Merci Sandra il n'y a que toi pour imaginer et réaliser des trucs pareils. Tu es unique.

La soirée se poursuit au cirque jusqu'à 04H00 du matin. Je n'ai pas réussi à voir tout le monde mais je suis sur un nuage. Départ du cirque en direction du Pink Paradise où nous retrouvons la majorité de nos potes. A mon arrivée Les 100 danseuses entament un happy birthsday… c’est énorme. 10H00 je ferme la boite direction la maison. Quelle belle fête…merci les amis de toutes ces marques d'amour et d'amitiés.De plus grâce à votre cadeau les étudiants de la Sorbonne vont pouvoir me retraiter de sale capitaliste. J'adore.

Samedi 04 mars

17H30
Mon portable me réveille. Je ne réalise toujours pas la soirée que je viens de vivre. Mais j'ai juste le temps de m'en remettre qu'une autre soirée se profile. Les Victoires de la musique.

20H00
Ma voiture pénètre dans l'enceinte du Zénith pour ce grand raout d'hiver qui réunit tout le métier du disque. J'ai la tête comme une pastèque et je cache mes poches derrière l'une de mes nombreuses paires de ray ban qui mine de rien me protégent bien. Souad Massi est en compétition pour l'album world de l'année. Je suis très fier pour AZ car pour la deuxième année consécutive une artiste de chez nous est en compétition et va gagner. L'année dernière c'était La Grande Sophie. Lorsque je rentre dans sa loge Souad m'accueille avec un grand sourire qui éclaire son si joli visage. "Comment ça va Valéry? je suis contente de te voir" Et moi donc. Souad est en pleine tournée européenne. Succès en Angleterre, en Allemagne, aux Etats Unis. Je suis heureux pour cette artiste qui a quitté l'Algérie, son pays natal, pour venir tenter sa chance en France et qui a réussi. "Tu sais que je vais avoir le grand prix de la BBC à Londres? C'est tout de même étonnant que les Anglais me récompensent avant les Français tu ne trouves pas?" Je lui réponds qu'elle n'a pas encore le résultat des Victoires mais elle n'y croit pas plus par humilité que par déception. Je lui conseille tout de même de préparer un speech au cas où on ne sait jamais. Mais non, me répond-elle, je n'ai aucune chance.

22H45

Une assistante nous emmène avec Souad à nos sièges dans le Zénith. Michel Drucker annonce : and the winner is...Souad Massi. Souad laisse passer un petit cri de souris du fond de sa gorge qui me fait rire. Lorsque je l'embrasse devant les caméras j'ai le temps de lui glisser que les Français ont reconnus son talent avant les Anglais…Je la sens comblée de bonheur surtout que sa famille la regarde en Algérie. Plus tard sur le chemin de l'Intercontinental où nous allons fêter son trophée, Souad appellera sa maman de ma voiture. Tout lui a plu sauf une chose - Abdel je te la passe…Abdel le mari de Souad prend le téléphone et écoute sa belle mère lui dire que ce n'est pas très bien de se présenter à la télé pas rasé et sans cravate. Quelle femme gracieuse . Nagui ne manque pas de faire remarquer à des millions de téléspectateurs que je porte des lunettes fumées, ce qui m'oblige à les enlever quelques instants et montrer mes popoches à tout le monde. Je vais lui faire croire que je porte ces lunettes parce que je perds la vue. C'est une blague de très mauvais goût mais elle a le mérite de me faire marrer.

Voilà c'est tout pour aujourd'hui mais je vous promets de ne plus partir aussi longtemps sans donner de nouvelles. D'ailleurs voici le teasing de la semaine prochaine: la signature chez AZ de Gérard Darmon. Bonne nuit.

dimanche, février 12, 2006

Anniversage

22h00

L’interphone sonne. Laura et Frédéric passent nous rendre visite. Il sont les premiers à me souhaiter Happy Birthday.
Cette attention me touche.
Nous faisons un anniversage car ils nous quittent à l'heure ou nous sortons d'habitude.

En me couchant j'ai Frankie dans la tête qui me susurre When I was seventeen it was a really good year.

jeudi, février 09, 2006

Un être rare

Réunion avec Jean-Philippe Bouchard au sujet du lancement pour la presse de Grand Corps Malade.
Comme avant mes grands paris je suis stressé. Si je n'ai pas demandé 10 fois à Jean-Phi comment vont être les lumières, comment va-t-on faire ci et ça… je ne le lui ai pas demandé.
J'ai vraiment la sensation que Fabien va décoller d'un coup. Qu'il est attendu comme le messie. Cet artiste parle à tous le monde avec ces textes, il apaise ceux qui l'écoutent, donne de l'espoir
avec une générosité naturelle. C'est un être rare.

21H00

Je dîne chez Thiou.
Si vous aimez la cuisine Thai alors vous ne pourrez plus vous passer de Thiou.
Ancienne virtuose du piano, elle a quitté l'Asie pour exercer ses talents de pianiste à Paris. Mais son destin en a décidé autrement. Situé Quai d'Orsay le restaurant est décoré avec goût. Les habitués ont une plaque à leur noms sur leur table.
J'y ai bien évidement la mienne depuis l'ouverture.
Chai est un maître d'hôtel comme on en fait plus. Il connaît le goût et les habitudes des clients par coeur. D'une discrétion et d'un raffinement à toute épreuve ce gars est une vrai perle.
Je me précipite sur la soupe de poulet au lait de coco dans laquelle il ne faut surtout pas oublier de mettre du sticky rice, puis j'enchaîne sur les sot l’y laisse à la thai.
La réussite de Thiou c'est de mélanger la cuisine Thai avec la cuisine Française sans aucune faute de goût.

Je passe un excellent moment en compagnie de mon pote Hervé Labeille que je n'avais pas vu depuis des lustres.

23H00

Sage comme une image je ne prend pas à gauche vers Justerini et Brook mais à droite vers chez moi.
Pris d'insomnie je me relève, m'installe confortablement dans mon salon après avoir mis « Sleuth » dans mon lecteur dvd.
Dernier film tourné par Mankiewicz en 1972 ce chef-d'oeuvre absolu est interprété par les deux boss du cinéma Anglais: Sir Laurence Olivier et Michael Caine.
La rencontre entre les deux acteurs relève de la joute. Quasiment inégalable!
Le film démarre dans un labyrinthe de fourrés. Kubrick tournera « Shinning » quatre ans plus tard et son film fini dans un labyrinthe de fourrés... Magnifique hommage d'un génie à un autre.
Au lieu de m'endormir et même si je le connais par coeur, «Le Limier» m'entraîne jusqu'à 04H00.

Bonne nuit.

mercredi, février 08, 2006

Ai-je grandi ?

Journée studieuse pleine de rendez vous très différents les uns des autres. Artistique, marketing, financier, juridique.
Tiens un producteur me fait écouter un titre dont les paroles sont écrites par Guy Carlier. Je sais par indiscrétions que ce gars là me déteste.
Il y a quelques années, je n'aurais pas aimé ces paroles par principe même si elle sont
honnêtement d'un bon niveau.
Mais là je crois que je vais peut être la prendre.
Est ce du cynisme ? Ai-je grandi?
Les deux mon colonel !

22H00

Le Mathis est plein comme un oeuf.
Je la repère dés que je rentre grâce à cette couleur de cheveux qui n'appartient qu'à elle.
Catherine LARA m'accueille à notre table avec un grand sourire. Il y a longtemps que nous ne nous sommes pas vus.

Elle m'annonce que Franco Dragonne a accepté de mettre en scène sa comédie musicale le Graal. Dragonne est le plus grand metteur en scène du monde. Prés de 85 spectacles dont les plus grands de Végas ont étés mis en scène par ce génie.
Je suis heureux pour elle. Nous nous sommes découverts à ce dîner, nous parlons de musique, de son album, de violon, de la vie.
Cette nana est hors normes.
Puis j'ai l'impression d'être complètement bourré lorsque je vois deux Catherine LARA à ma table. C'est en fait Gérard Darmon et ses cheveux blancs qui nous ont rejoint pour le dessert qui me font cet effet d'optique!
Je parlerai de Gérard plus tard, il y a tant de choses à dire sur ce personnage que je kiffe.
Puis arrive Christophe avec lequel nous entamons une grosse discussion sur le poker.
La soirée puis la nuit passe au grés des arrivées de stars et de vedettes, de jolies filles et de cannons le tout orchestré par Gérald, assisté de Jacques et de François.
Ils ont réussit un truc très difficile dans le monde de la nuit.
Chez eux la star c'est l'inconnu.